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#61 Le Malleus - Tome 1 : Les sorcières de Sarry

Auteur : Marie-Laure König
Nombre de pages : 308

       Fin du XVè siècle paraissait un des plus abjectes des livres.

       Nous sommes à l’époque triste et misérable des classes rurales où le diable s'adressait surtout aux femmes. 

       Découvrez l’histoire d’Alayone, une petite fille qui grandira à l’ombre du Malleus Maleficarum, le marteau des sorcières, et qui apprendra son existence bien plus tard à ses dépens. Son tuteur, l’évêque de Chalons, lui enseignera la théologie. Elle sera également instruite sur d’autres sciences qui sont condamnées par l’Église comme l’astronomie, l’étude des pierres à venin ou l’agronomie que lui transmettra une guérisseuse. Elle découvrira les effets dévastateurs des amours interdits, mais aussi Paris, ville emplie de magnificence, de pestilence et d’étudiants... 

       Dans ce roman historique vous ne rencontrerez pas de vraie de magie, car vous le savez comme moi, les sorcières ne volent pas sur des manches à balai... 

       Cette histoire romancée se passe dans un contexte historique authentique. Tout aurait donc pu se dérouler ainsi. Il en ressortira également beaucoup de sentiments contraires : la haine, l'amour, les diverses croyances, la révolte, le dégoût, la compassion, la violence, la douceur...

       Plus de 100 000 procès pour hérésie sur plus de 200 ans avec comme appuis le « Malleus Maleficarum » furent administrés. Le Marteau des sorcières, manuel écrit par un moine inquisiteur haineux, Institoris, fut approuvé par la papauté de la fin du XVe siècle. Il connut un essor considérable grâce à l’invention de Gutemberg et fut à l’origine de plus de 60 000 condamnations pour hérésie sur plus de deux siècles, essentiellement des femmes.





       Merci à l'auteur de sa confiance.

       Je pense que la quatrième de couverture résume très bien ce roman. 

       Je ne m'attendais pas du tout à cette lecture et cette découverte a été enrichissante. Je m'intéresse de loin à l'histoire mais le fait que le sujet soit les sorcières du XV ème siècle m'a beaucoup attiré. Je ne saurai dire pourquoi mais il fallait que je le lise. Je n'ai pas été déçue de ma découverte et je pense vous le recommander plusieurs fois si vous vous intéressez aux 'mythes' et 'légendes' réelles. L'auteur a fait du bon boulot en ce qui concerne les recherches et j'ai beaucoup appris grâce à elle. 

       Le titre est bien entendu inspiré du  bréviaire, Malleus Maleficarum (Marteau des sorcières) qui est un manuel pour la chasse aux sorcières, une sorte de livre de lois de l'époque qui a vraiment existé, les inquisiteurs s'en servaient comme code pour les procès en hérésie. Voici une vidéo que j'ai trouvé pour vous l'expliquer sans trop chercher mes mots.  Un peu d'histoires jeunes amis !


       Donc si vous avez bien compris, ce roman va surtout parler de sorcières de l'époque et non comme dit l'auteur, de sorcière qui chevauchent un balai magique avec de grosses verrues pas très esthétiques. L'auteur a su faire rendre son récit, ses descriptions réalistes avec toutes ses recherches et j'ai beaucoup aimé m'y plonger les yeux fermés (bon j'avais les yeux ouverts pour lire hein.). On a le droit à des extraits de ce fameux romans avec des poésies médiavales d'époques. En bref, on est en immersion total dans l'époque du XVè siècles. Mais pas que... Ce roman est écrit en vieux français (vive les notes), nous alternons entre journal et extraits. Autant vous dire que l'enrichissement personnel est au top et l'immersion est vraiment total.

       Nous suivons Alayane, une jeune fille qui à l'époque, n'avait pas les même intérêts que les autres filles de l'époque. Elle aime la lecture, la science et la médecine. Seulement, seuls les personnes nobles ont le droit d'être instruits hors femmes bien entendus !... Ce qui ne met pas forcément Alayane dans une bonne posture à ce moment là. Grâce à cette protagoniste, l'auteur nous montre comment étaient traité les femmes à l'époque. La majorité était a 12 ans, les femmes instruites étaient un mauvais oeil pour l'église et cela montre à quel point la religion prenait énormément de place à cet époque et encore aujourd'hui d'ailleurs. De plus, nous entrons dans le gros clichés : Le chat noir = malheur. Comme si le sort ne s'acharnait pas assez sur notre protagoniste, on lui offre un chaton noir. Les croyants n'ont pas forcément vus cela du bon oeil car c'est signe de malheur. (Pourtant c'est tout meugnon).

       Les personnages féminins à l'intérieur de ce roman sont des personnes fortes et indépendantes et nous le voyons même à travers les procès pour la sorcellerie qui sont très bien décrit. La plume est fluide et je ne me suis pas ennuyée une seconde face à toute l'histoire que l'auteur nous montre enfin de compte pour pas que l'on oublie ces moments qui sont parfois insoutenable.

       En bref, je le conseille à tout fan de choses occultes. Cela m'a permis d'apprendre beaucoup de choses même si on peut avoir du mal avec le langage mais j'ai trouvé cela très intéressant. L'auteur a su me faire glisser dans son univers unique avec une immersion total. Elle nous montre une autre facette de l'histoire, une autre partie que l'on a tendance à oublier. J'ai adoré !

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