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#85 Le chant du coucou

Auteur : Frances Hardinge
Edition : L'atalante
Nombre de pages : 425

        Ce qui bougea en premier, ce furent les yeux, les yeux superbes de verre gris-vert. Ils pivotèrent lentement pour se fixer sur le visage de Triss. Puis la petite bouche frémit, s'ouvrit pour parler. « Qu'est-ce que tu fais là ? Pour qui tu te prends ? C'est ma famille. » Quand Triss se réveille à la suite d'une noyade dont elle a réchappé, elle comprend que quelque chose ne tourne pas rond : elle est prise de fringales incoercibles, elle se réveille la nuit des brindilles dans les cheveux, et sa sœur a peur d'elle. 




        Triss se réveille à l’hôpital des suites d’une noyade dont elle aurait échappé. Tout semble normal et à sa place, pourtant... La faim la tiraille sans arrêt, elle mange comme quatre, sa sœur en prend presque peur. Que se passe-t-il ?

        Ce roman est particulier, l’atmosphère est dérangeante limite inquiétante et j’avoue avoir été assez chamboulé tout le long du roman. Nous sommes curieux de savoir ce qu’il se passe pour Triss et en même temps, on redoute presque d’avoir la réponse. Je dirai même que c’est un conte macabre car il y a un côté féerique dans tout ça. Surtout que nous entrons dans un univers assez particulier : Nous sommes en Angleterre dans les années 20, donc j’ai appris à vivre en quelque sorte à cette époque où on s’éclairer au gaz, on commençait à écouter du Jazz. J’ai bien aimé la découverte de cette année qui était inconnu pour moi. 

        L’auteur nous dévoile ses personnages petit à petit, nous apprenons à les connaître au fil des pages. Ils sont assez particuliers, nous découvrons leurs échecs, leurs différentes facettes et surtout, leur inhumanité. Et ce qui est appréciable, c’est que nos protagonistes évoluent au fil du tome.  Quant à sa plume, elle est fluide, limite poétique derrière toute cette noirceur, et il y a beaucoup de métaphores biscornues mais qui sont accessibles à tous. Les scènes sont parfaitement détaillées, découpées, et on a une certaine dépendance qui se créer à ce récit. Les personnages sont énormément développés.

        Derrière toute cette inhumanité, l’univers est fascinant car l’auteur joue entre l’horreur et la tendresse. J’avoue que la couverture m’a beaucoup attiré et l’histoire encore plus. J’ai été hypnotisé par ces mots qui nous apprennent en quelque sorte à être humains.  

        En bref, c’est un coup de cœur ! Entre les développements, les détails et l’atmosphère qui t’attire en étant dérangeante, j’ai beaucoup aimé. C’est une aventure humaine, chaque protagoniste est lié d’une manière ou d’une autre et c’est intéressant cette intrigue centrée sur Triss qui ne comprend pas ce qui lui arrive. 

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